Publié le samedi 16 mai 2009
Samedi 16 mai 2009
CES ÊTRES HUMAINS QUI ONT CONTRIBUÉ À FAIRE AVANCER LA SCIENCE MÉDICALE PSYCHIATRIQUE
Il y a deux semaines, c'était la semaine de la sensibilisation aux dons d'organes dans le monde médical, c'est-à-dire, de la santé physique. Se pourrait-il qu'il y est aussi les dons d'organes, dans la santé mentale ? Comme citoyenne, je soulève le courage hors du commun, de toutes les personnes humaines touchées par les maladies mentales, et ce bien sûr, au-delà de toutes étiquettes. Perdre du jour au lendemain, ou encore très lentement, une partie de son cerveau, de son génie ou de son esprit, ce n'est pas drôle du tout, croyez-moi. Cela signifie que l'on perd quelquefois sans possibilité de retour, des morceaux de sa vie émotive, affective, sentimentale, cérébrale, intellectuelle et spirituelle; quand ce n'est pas la perte temporaire ou permanente de son libre arbitre. C'est vraiment sérieux ces histoires-là. Puisque la semaine de la santé mentale vient aussi de se terminer, je partage quelques-unes de mes nouvelles réflexions personnelles sur le sujet. Les dons d'organes: son esprit, son cerveau, son âme ou son jardin intérieur
Les dons d'organes en santé mentale: l'esprit, l'âme et le cerveau invisible
Je considère que les gens touchés par les maladies mentales, et qui collaborent volontairement ou involontairement aux soins médicaux psychologiques et psychiatriques, apportent une réelle contribution aux dons d'organes invisibles de l'être humain. En plus de la population qui voit s'améliorer graduellement la qualité des soins psychiatriques, à qui profite tous ces dons invisibles faits gratuitement par ces personnes humaines; souvent les plus défavorisées de la société? Personnellement, je n'ai pas encore été en mesure de me pencher sur ces réponses. Et vous ?
Douleur chronique, fatigue chronique, histoires d'horreurs
Je pense aussi à tous les êtres humains qui on eu à prendre piteusement, les froids sentiers de la maladie mentale, dans les années plus anciennes ? Trop de nos êtres chers, parents, amis, grands-parents n'ont plus de voix pour raconter leurs touchants vécus en ce domaine. Bien souvent, ils subissaient des lobotomies à froid, sans même y consentir personnellement; comme s'ils étaient des bêtes sans cœurs, sans esprits et sans âmes. Seuls leurs corps humains semblaient existés dans les temps plus anciens. Des personnes racontent parfois à voix basse et presque honteusement, leurs malheureuses histoires d'horreurs, à faire retrousser les cheveux sur la tête.
Injustices sociales et humanitaires
Ce qui ne peut faire autrement que de sensibiliser les gens à cette cause qui a tout de même évoluée, fort heureusement; quoique les contentions chimiques ont des effets à ne pas négliger, sur l'être humain. Mêmes plusieurs femmes ont passées leurs vies entières dans des asiles de fous, souvent suite à une dépression survenue après un accouchement. On signait leurs sorties acceptées par les professionnels de la santé, seulement si les conjoints consentaient à leurs départs. Quelles graves injustices sociales et humanitaires ! Je soulève aussi les désolantes situations de trop de femmes, d'hommes, d'adolescents (es) et d'enfants qui sont encore aujourd'hui, traités comme des malades mentaux, alors que ces gens souffrent de maladies physiques véritables. On a qu'à se référer aux personnes qui souffrent de la fibromyalgie, de la douleur chronique, la fatigue chronique, et cetera, et cetera.
Madame Alice Roby, Émile Nelligan, Les enfants de Duplessis
Bien sûr, on a parfois la chance d'entendre ou de lire d'excellents témoignages vécus par les rares survivants de ces abominables crimes humanitaires. Je cite Madame Alice Roby qui a eu le courage de nous partager ses années d'enfer, à travers ses livres, ses chansons et ses témoignages, ainsi que le film sur sa vie. Cela a contribué à aider énormément la cause des personnes touchées par les maladies mentales. On se souvient tous du célèbre poète Émile Nelligan, qui après avoir demander l'hospitalité psychiatrique pour quelques semaines, fut enfermé injustement à l'asile, pour le reste de ses jours. Il y a eu aussi la grande cause des enfants de Duplessis, et combien d'autres personnes qui peu à peu, sortent heureusement des sentiers de l'ombre.
La science médicale psychiatrique et les dons d'organes en santé mentale
Reste à souhaiter qu'il existera toujours dans la société, des médias professionnels, des groupes sociaux, médicaux, gouvernementaux et religieux, pour les encourager à continuer leurs œuvres, ou assurer leurs défenses et leurs droits humains. Parce que ces personnes humaines ont tout de même participer à l'avancement de la science médicale psychiatrique, en donnant des dons d'organes à la science médicale, tels leurs cerveaux, leurs génies, leurs cœurs invisibles et leurs esprits; tout en végétant avec un corps physique souvent en très mauvaise condition.
Le jour du souvenir, la Toussaint, la messe du dimanche, autres célébrations commémoratives sociales et gouvernementales
Pour tous ces martyrs vivants ou décédés de l'an 2000 et des temps passés, ne cessons jamais de se lever debout lorsque vient le temps de les accompagner, de les défendent, ou de se souvenir de leurs humbles passages silencieux ou publics sur terre, ne serait-ce dans mon pays que le jour de la Toussaint, le jour du souvenir, la messe du dimanche, et tant d'autres célébrations commémoratives sociales et gouvernementales.
Patricia Turcotte © Le 14 mai 2009
NOTE:
Merci à Monsieur Raymond Viger, qui a publié cet article, sur son site à l'adresse: http://raymondviger.wordpress.com/2009/05/17/la-science-medicale-et-psychiatrique/
Chiffon | 2009-05-16 15:31:22
Samedi 16 mai 2009
AIMER, C'EST AUSSI QUITTER OU LAISSER PARTIR
Le grand mot aimer est un verbe d’action qui a un sens profond. Il arrive dans la vie, des situations où aimer signifie aussi, avoir le courage hors du commun de partir, ou de laisser partir la personne aimée. Dans le sens ici de, quitter son amoureux, son épouse, quitter un emploi, s'exiler de sa ville natale, abandonner de vieilles croyances démodées, réviser ses valeurs et ses opinions qui ne conviennent plus à son nouveau chemin d’évolution. Tout comme aimer vraiment peut aussi signifier, avoir la force de laisser partir ceux que l’on chérit tant, comme son jeune enfant adulte qui part pour la grande aventure, le décès d’une personne chère.
Dans ce texte, je m’attarde surtout sur l’amour avec un grand A, parfois toujours bien au rendez-vous, même lorsque vient le temps de quitter son conjoint ou son épouse, quand ce n’est pas aussi ses enfants. Rien n’est facile aussi, lorsque survient le temps de laisser partir une personne chère qui nous accompagnait depuis tant d’années, dans le meilleur comme dans le pire. Ce n’est pas parce qu’un départ survient dans un engagement aussi sérieux que l’union civile et/ou religieuse de deux personnes qui avaient sincèrement fait la promesse de s’engager pour la vie entière. Parce qu’à travers cette réflexion sur le mot aimer, le sacrement du mariage est au rendez-vous, principalement pour cette réflexion.
Ce que Dieu a unit, que l’homme ne le sépare point
Je ne possède absolument pas les qualifications requises pour écrire un sermon sur cette parabole religieuse, ce qui ne m’empêche pas de gribouiller quelques lignes, sur ce sujet délicat. Je connais personnellement une petite famille traditionnelle, qui a mit un terme au sacrement du mariage, autant civil que religieux, et ce, dans une très belle harmonie. Pourant, mes bons copains de toujours, sont encore liés profondément dans des liens fraternels, aussi profonds que dans le passé. Seuls l’amour affectif-amoureux n’est plus présent dans leurs vies, à travers leurs grandes amitiés. En réalité, rien ni personne n’a pu détruire l’amour présent entre eux et leurs enfants. Un jour bien triste mais réaliste, l’épouse a dû prendre la décision de quitter le nid amoureux, ainsi que le foyer conjugal, pour respecter de grandes limitations de santé.
Dans le véritable amour, il n'y a pas de contrats civils ni religieux
Dans le paragraphe cité plus haut, il est quand même dommage que ces deux adultes sont obligés de respecter la loi civile, soit de signer « divorcés », dans les documents légaux civils. Parce qu’en réalité, mes amis sont réellement devenus des personnes entièrement libres, autant devant les hommes au civil, que devant Dieu face à la religion catholique. Je m’excuse pour les gens qui ne croient pas en Dieu, mais je tiens à conserver les mêmes propos que la religion catholique, vu qu’ils que l’union avait eu lieu aussi devant l’Église. Mieux encore, ils sont allés jusqu’aux bout de leurs convictions, afin de se redonner mutuellement la vraie liberté, et ce, suite à une demande de nullité de mariage, devant l’Église catholique. Hélas, tout cela faisait partie de la mascarade administrative, mais rien de bien sérieux devant les lois civiles. Si tout était à recommencer, il n’y en aurait pas de démarches pour la nullité de mariage.
Je n’oublierai jamais l’amour véritable qui unit ces trois personnes, même si depuis quelques années, les relations amicales entre les anciens époux, sont diminuées vu les circonstances. Après tout, la dame a retrouvée l’amour d’un autre bonhomme, après bien des années de larmes; et cela impose un respect mutuel. De mes propres yeux, j’ai pu constaté le véritable amour fraternel présent dans le regard de chacun, lors du mariage à l’Église de leur fille aînée, devenue adulte. Les deux époux d’autrefois étaient assis ensemble, avec le nouveau conjoint de madame. J’ai aussi constaté le grand lien de camaraderie présent lors de cette cérémonie. Ce genre d’amour nouveau doit en surprendre plusieurs, je sais; mais je voulais apporter une nouvelle avenue suite aux divorces de certaines personnes, qui retrouvent parfois aussi l’amour sous d’autres formes.
Les années ont changé bien des choses, mais jamais ce profond lien fraternel, aussi fort que l’amour amoureux dans bien des cas, n’a prit le bord. Aucun des anciens conjoints n’a renié ses véritables vœux du cœurs, soit de s’occuper des deux enfants en bas âge à l’époque du divorce, mais aussi veiller au bien-être de l’autre, lors de situations plus délicates. Je lève mon chapeau à ces deux personnes qui ne faisaient pourtant pas parties des grandes cérémonies religieuses, lors de la célébration de la fidélité des couples la semaine passée; dans bien des Églises catholiques. Pourtant…..!
Patricia Turcotte © Le 16 mai 2009
Chiffon | 2009-05-16 15:07:09
